La théorie des contraires de Céline Musmeaux

Titre du roman: La théorie des contraires
Auteur: Céline Musmeaux
Date de sortie: 15/03/2020
Editeur: (Young Adulte) Nymphalis
Total de pages: 438
Genre: Young Adulte 
Partenariat: Céline Musmeaux
Prix: 17,99 € lien ici ou 5,99 € lien ici


Résumé:
« Pendant les grandes vacances, Mélissa est traînée par son père chez un vieil ami à lui. Elle y fait la rencontre de Maxence, le fils de ce dernier. Durant l’après-midi, les deux adolescents flirtent dans la piscine et échangent un baiser. « Un simple coup de cœur », voici ce dont Mélissa se convainc jusqu’à la rentrée. Mais à la reprise des cours, elle ne s’attend pas à tomber sur lui dans les couloirs de son lycée.
L’idylle tourne au cauchemar. Mélissa fait semblant de ne pas le reconnaître. D’autant plus qu’avec ses lunettes, ce n’est plus le beau garçon qu’elle a embrassé durant l’été, mais un intello ringard dont elle ne risque pas de s’enticher. De son côté, Maxence n’a pas une meilleure opinion de la garce qu’il voit en elle.
Pour ne rien arranger à la situation, ils se retrouvent dans la même classe. L’année s’annonce compliquée… »


Avis: 
Premier Young Adulte, romance sur ce blog, mais pas dans mes lectures. Il fut une période où je ne lisais que ça. Je me suis très vite éloignée de ce genre, car j’ai lu d’autres romans qui me correspondaient mieux. Le genre thriller faisait partie de mes favoris. Vous voyez l’espace grandiose entre ces deux genres? Bref… 

On m’a proposé un partenariat et j’ai sauté sur l’occasion pour redécouvrir ce genre-là. Pour résumer, Melissa et Maxence sont deux jeunes qui ont grandi séparément. Ils se retrouvent dans la même école, car ce dernier a dû changer radicalement de vie quand sa mère est partie sans se retourner. Ça a commencé par un baiser dans la piscine, puis ça s’est terminé dans le même lycée… Pendant un court instant, ils ont connu leurs vrais visages, mais une fois au lycée, les masques ressurgissent… Des lunettes au masque de pétasse, la haine surgit entre ses deux personnages. De la haine à l’amour, il n’y a qu’une seule barrière et elle s’avère être très fine…

Je me suis attachée aux deux personnages. Mélissa est à première vue, une pimbêche qui joue son rôle à la perfection. Elle est populaire, traîne avec des filles assez superficielles, montre sa vie sur les réseaux sociaux, en particulier sur toktok (j’ai immédiatement reconnu l’application tiktok et j’ai bien rigolé). Elle vit seule avec son père. Maxence, quant à lui, a dû déménager avec son père pour s’installer chez sa grand-mère. Il a le look bad boy, fais de la moto, a 18 ans. Quand il arrive au collège, comme il le dit si bien, il se transforme en Clark Kent. Il met ses lunettes, se comporte comme un intello et fait bonne figure. Au fil des pages, les deux personnages se rapprochent et malgré leur passé, les masques tombent. Ils tombent amoureux. J’ai trouvé que c’était dommage qu’il y ait beaucoup de disputes de couple. Le fait qu’elle soit toujours en train de chercher la petite bête et de vouloir partir après était un peu lourd. Mais j’ai compris que Mélissa avait peur de s’engager et créer des disputes permettait de tester Maxence. Donc c’est essentiel…

Ce livre a beau être fictif, le thème principal est le regard de la société. Si les jeunes d’aujourd’hui, comme les jeunes dans ce roman, portent des masques, c’est pour être bien vue par les autres. Le fait que Mélissa soit une pimbêche et refuse de laisser s’exprimer sa vraie nature est qu’elle a peur d’être jugé par les autres. Elle se protège, mais en même temps, elle s’expose à la moquerie et des vérités blessantes. Pour Maxence, c’est autre chose, il a peur que les gens s’intéressent à son physique et non à son intelligence et à ce qu’il peut donner. Le fait de cacher leur relation au monde entier montre que le regard de l’autre a une place importante et que cacher cette dite relation est plus sûr que de l’exposer en plein jour. J’ai beaucoup aimé qu’elle centre sur ce point-là. 

J’ai énormément apprécié ce roman. Les deux personnages sont attachant, l’entourage aussi. Je suis passée par les rires, les larmes et la colère. Ce livre est un concentré de ses émotions. La fin est fidèle au livre. Je ne peux rien dire… L’écriture de Céline Musmeaux est simple et fluide. C’est un film dans un livre. On voit tout, on entend tout et on imagine tout. Bravo… J’ai hâte de découvrir ses autres romans. Pour le moment, je ne suis pas déçue…

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