Poétique de l'emploi de Noémi Lefebvre

Titre du roman: Poétique de l’emploi
Auteur: Noémi Lefebvre
Date de sortie: 8 février 2018
Editeur: Verticales
Total de pages: 112
Genre: Polar, policier, histoire vraie
Prix: 12,00 € lien ici ou 8,49 € lien ici


Résumé:
« J'évitais de penser à chercher un travail, ce qui est immoral, je ne cherchais pas à gagner ma vie, ce qui n'est pas normal, l'argent je m'en foutais, ce qui est inconscient en ces temps de menace d'une extrême gravité, mais je vivais quand même, ce qui est dégueulasse, sur les petits droits d'auteur d'un roman débile, ce qui est scandaleux, que j'avais écrit à partir des souvenirs d'une grande actrice fragile rescapée d'une romance pleine de stéréotypes, ce qui fait réfléchir mais je ne sais pas à quoi." Les dix leçons aux jeunes poètes d'aujourd'hui donnent à ce livre fulgurant la dimension d'un nouveau Traité de savoir-survivre à l'usage des désoeuvrés volontaires. »



Avis: 
Cet ouvrage a été compliqué à lire puisqu’il traite de plusieurs sujets philosophiques. Je ne suis pas dans ce domaine et pour vous faire une critique à la hauteur du livre, il faudrait que je l’étudie de plus près. Donc je vais essayer de faire de mon mieux… 

Pour résumer, c’est l’histoire d’une femme qui vit avec son père et qui refuse de travailler. Elle vit de ses écrits: livres, poèmes. Elle échange avec son père à propos de la poésie, de la politique et de ses idées et lui pose des questions sur ces sujets. Son père ne semble pas vouloir lui répond sérieusement. Il est souvent ironique et semble avoir tout le temps raison, il sait tout sur tout. 

L’histoire se passe à Lyon en 2016. L’héroïne est une chômeuse qui, je pense, vit chez son père. Elle parle souvent de Klemperer (écrivain et philologue) et Kraus (écrivain et poète). Je me suis demandée pourquoi elle parlait d’eux. J’ai cherché sur wikipédia et j’ai trouvé ses informations. Ces deux écrivains ont pour point commun d’avoir vécut à la même période, d’être juifs, mais dans deux pays différents. Klemperera subi cette montée du nazisme, car à leurs arrivées, il a dû cesser d’enseigner à Dresde en Allemagne malgré le fait qu’il s’est converti. Il a écrit Lingua Tertii Imperii: la langue du Troisième Reich qui est évoqué dans le roman. Kraus a vécu une partie de sa vie à Vienne, en Autriche. Il décide de ne pas publier des textes dénonce le nazisme pour protéger ses proches. Néanmoins, quelques extraits ont été rendus publics. Je dirais qu’elle en parle beaucoup, car elle est aussi face à un gros changement. (Je vous laisse lire le roman). 

La poésie est au coeur de l’ouvrage. Elle énumère en 10 leçons ce qu’elle est et ce qu’elle doit faire. Elle veut écrire des poèmes et ce fait une image assez irréelle alors que la situation est assez grave. Avec les manifestations contre la loi du travail et les attentats, elle tente de s’évader dans la poésie. 

Un court roman qui m’a fait réfléchir au rôle du père. Si dans l’Enfance politique, Noémi parle du rôle de la mère et de la fille qui ont dû mal à vivre ensemble, dans Poétique de l’emploi, le personnage et son père ont une relation assez compliquée. Le père ne cesse de lui parler comme un être dépourvu d’intelligence et le personnage principal souhaite que son père sorte de sa vie. S’engage un dialogue où le père et son enfant auront une opinion assez différente. 

J’ai aimé le roman, mais moins que L’enfance politique, qui reste un coup de coeur. 


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