Le serveur de Matias Faldbakken

Titre du roman: Le serveur
Auteur: Matias Faldbakken
Date de sortie: 15 janvier 2020
Editeur: Fayard
Total de pages: 256
Genre: Restauration, littérature norvégienne, satire
Partenariat: Netgalley
Prix: 20,00 € lien ici ou 14,99 € lien ici


Résumé:
«Le Hills est d’un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d’hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d’Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n’est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s’entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d’être portés à la bouche. Tout est à sa place, l’ordre est immuable. Jusqu’au jour où un vent de changement s’engouffre dans le sillage d’une belle jeune femme qui prend place, l’air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d’enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe – et l’équilibre fragile du serveur brusquement dépassé.»

Avis: 
Quand j’ai ouvert ma liseuse pour lire ce roman, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai hésité. Et cette hésitation s’est sentie lorsque je me suis mise à lire les premières pages. À terme du premier chapitre, je me suis dit « ça a l’air d’être un roman racontant plusieurs histoires à la suite et à dire vrai, je ne suis pas fan ». Je l’ai reposé et j’ai attendu quelques jours avant de le reprendre. Pour résumer l’histoire, c’est un serveur qui raconte ce qu’il vit au quotidien dans son restaurant toute la journée. C’est un restaurant très chic. Il a servi des clients réguliers: le cochon qui était avec un couple d’amis et ensuite un autre groupe pas très réglo. Une femme rentre dans le restaurant par la suite, mais on ne sait pas son nom. Le serveur l’appelle « la femme-enfant ». Elle a été attendue par le cochon, mais elle lui a posé un lapin. Elle revient par la suite, mais on ne sait rien d’elle. Un ami au serveur vient aussi de temps en temps avec sa fille Anna, prend la même table et dîne avec elle. Les choses se corsent quand les deux groupes de clients échangent et que l’ami du serveur s’intéresse à la « femme-enfant ». Y aurait-il de la jalousie dans l’air?

C’est une histoire assez atypique que je lis. Après avoir commencé « réellement » la lecture, je me suis laissé emporter par le roman. Il faut dire que je ressemble assez bien au serveur. Il est constamment dans l’émotion et tente de le cacher en étant neutre. Il aime que son quotidien soit bien rangé, bien cadré et n’aime pas l’imprévu. Il note chaque habitude du client et les heures où le client vient manger. Quand le client a du retard, il faut dire qu’il s’inquiète assez vite. J’ai l’impression qu’il n’aime pas la cave, car c’est un endroit clos où il fait noir. Mon hypothèse serait qu’il n’aime pas l’inconnu et que la cave lui rappelle ce qui ne peut pas contrôler. J’aime assez les clients. 

J’ai beaucoup apprécié la fin, car ce n’est pas la fin d’un roman, mais la fin d’une journée. J’aime cette simplicité qu’apporte le roman à raconter la journée d’un serveur. C’est un personnage assez typique qui peut être représenté par la majorité des lecteurs. On voit sa journée se dérouler comme si on était dans le roman, à sa place. Il assez facile à lire et j’aime cette légèreté.

Pour conclure, j’ai aimé l’histoire, les personnages, cette simplicité à raconter la journée comme si c’était la nôtre. Mais je n’ai pas aimé le roman, parce que ce n’était pas un roman fait pour moi. Je l’ai trouvé long à lire et j’ai eu du mal à me mettre dedans. Il y a des romans géniaux qui ne sont pas faits pour tout le monde… Le mieux est de se faire sa propre opinion. 

Je remercie Netgalley France de m'avoir envoyé ce livre. Sans quoi je ne l'aurais jamais lu.

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